Néro, Ubuntu et les autres… Ou quelques logiciels de graveurs pour graver.
Y’a Nero sous linux !
Bein oui, j’ai découvert la présence d’une version de Néro (qui n’est pas l’elru, pour remplir le quota de jeu de mots pourris) pour linux, la dernière étant en version 3, alors je ne résiste pas à un petit billet, qui en fait va aussi parler des logiciels de gravure principaux avec ubuntu (selon la liste que j’ai trouvé sur le Wiki et mes choix).
Malheureusement, ne dansez pas dans toute la pièce en hurlant ‘On a le code source de Néro, et bientôt tous les jeux seront en natif sous linux‘, parque tout d’abord il n’est pas libre, ensuite ne dites pas ‘Mais l’a quand même porté sous linux, youpie, encore une victoire pour le manchot !’, parque pour couronner le tout il est payant. oO, en effet, je dirais même Oo.
Mais bon, ça ne veut pas dire que c’est nul quand même, alors j’ai essayé.
Première surprise : On trouve sur leur site moyennant quelques sous(pour avoir une petite chaine de caractères) (pas de version de démonstration pour le moment) (mise à jour : il semblerait qu’une version de démonstration existe maintenant, mais je ne peux pas essayer vu que j’ai déjà une version qui marche) un paquet deb (donc ça marche avec ubuntu), mais en 32 bits ET 64 bits. C’est rare, il faut quand même le noter, car il existe encore pleins de paquets propriétés (pas de code source) qui ne sont pas fournis pour amd64. Skype par exemple. Néro pense à tout le monde, c’est bien ça !
Donc téléchargement du paquet correspondant à mon système et exécution avec gdebi, qui l’installe après un petit clique sur le bouton… installer. Pas beaucoup dépendances (les 4 étaient déjà installées chez moi), et ça fonctionne. Comme par magie, une entrée Nero Linux est apparue dans le menu sous Son et Vidéo, et il suffit de cliquer dessus pour lancer Nero c’est aussi subtile que le bouton installer.
(Ner) ho que c’est joli !
Bein oui, c’est du GTK2 (et pas un obscure machin en GTK1 (skype est une source inépuisable d’exemple
)), avec pleins de petites icônes partout. Ça ressemble beaucoup à la version Windows, on sélectionne d’abord un projet et on règle toutes les subtiles options qui nous sont offrent. Cd, audio ou pas, multi sessions ou pas, iso ou pas, boot ou pas, etc. et la même chose pour les DVD, en gros tout ce qui est possible comme type de gravure, et le paramétrage aussi, avec d’excellentes infobulles pour expliquer qu’est-ce qu’une option implique.
Après, on entre dans la zone où on sélectionne les fichiers à graver, avec un navigateur d’un côté, les fichiers à graver de l’autre. Rien de bien méchant.
Faites attention avec le drag&drop : j’ai réussi à déplacer 3 dossiers sans faire exprès et j’ai dû fouiller tout mon home pour les retrouver. Ne lâcher pas les dossiers sur l’explorateur de fichiers…
Pour terminer, on grave et hop, ça grave.
Truc biens :
- Pouvoir créer directement des ISO et NRG (NRG surtout, tous les autres programmes savent faire des ISOs)
- Les infos bulles explicatives
- L’interface proche de Windows pour ceux qui y seraient habitués
- L’interface dans beaucoup de langues différentes
- Les paquets au format DEB pour ubuntu, même pour l’amd64
Truc nuls :
- L’écoute des morceaux avant une gravure est possible, mais le bouton stop est un peu caché (en bas à droite si vous voulez tout savoir, sauf que le Play est à gauche alors voilà…)
- Sélectionner plusieurs fichiers et la drag&dropper ça ne marche pas.. Et c’est horrible de devoir faire ça 1 part 1, heureusement que l’on peut rajouter des dossiers.
- C’est pas libre et c’est payant. (Je dis ça sans aller jusqu’au cépalibreçaapu, mais quand même.). 19.99 dollars si ça vous intéresse.
- Le support, inexistant du côté officiel et surement pas très actif dans les communautés. En gros, ça passe ou ça casse.
Au final, j’ai le sentiment d’un programme ‘fini’, sauf pour le drag&drop avec plusieurs fichiers.
Gnomebaker
Étonnamment on n’a pas attendu Nero pour graver sous linux, il y a aussi des solutions maison. À part cdrecord qui permet de graver directement en ligne de commande (mais si vous y tenez c’est par ici), il existe des interfaces graphiques pour faire ça. Je ne parlerait pas des trucs basiques quels que celui intégré directement dans nautilus, qui euh sont vraiment… basiques. Remarquez que ça peut quand même servir… Si vous désirez installer les programmes, faire une recherche sur leur nom avec synaptic, vous trouverez obligatoirement, tous les programmes sont sur les dépôts.
On commence par Gnomebaker si vous avez lu le titre. Trois gros boutons, un explorateurs de fichiers, du drag&drop, un bouton graver. Très peu d’options, peut faire des CD, CD Audio et des DVD, ainsi qu’effacer des disques RW. La base quoi, mais fonctionnel.

Accueil de GnomeBaker. Trois boutons, on ne pourrait pas faire plus simple
Truc biens :
- Franchement pas de petits plus particuliers, il remplit son rôle et c’est tout. Léger bien évidemment.
Truc nuls :
- Se bloque un moment quand on ajoute beaucoup de fichiers.
- Seulement les fonctions de base et pas plus, donc assez limité.
Au final, le sentiment d’un programme minimaliste, mais fonctionnel.
Brasero
Nous passons au suivant, Brasero, Gnomien lui aussi. Il m’a semblé bizarre à première vue, mais en fait c’est bien expliqué et pour peu que l’on sache où est l’option (par exemple pour changer la taille du disque qui se trouve être la petite icône à côté de l’espace disque utilisé), on arrive quand même à quelque chose d’assez puissant.

L’accueil, simple, mais précit et compréhensif
Truc biens :
- Excellent système de pré-visualisation (audio, image)
- On sait ce que l’on fait
Truc nuls :
- Reste encore basique
- Pas beaucoup de fonctionnalités en plus…
- Interface un peu ‘petite’ et déroutante à première vue ainsi que quelques fonctionnalités ‘cachées’.
Au final, le sentiment d’un programme vraiment conçu pour guider l’utilisateur qui débute…
K3B
Après il reste un grand classique, mais pas apprécié de tout le monde (bein tiens). Premièrement c’est un programme prévu pour KDE, alors si vous êtes sous Ubuntu (sans le K) il faut installer bon nombre de paquets (une centaine de Mo si je me souviens bien), de plus le style de l’application n’est pas celui de Gnome. C’est aussi un peu lourd comme programme, mais on ne va pas chipoter vu ce que l’on peut faire hein !

La page de démarrage. Je ne vous ai pas fait de capture du beau splash, mais il est joli
Après avoir choisit parmi la multitude d’options qui permettent de faire donc… un peu près tout (y compris extraire des données), bein on choisit les fichiers avec un système d’onglets bien pratique (pour les autres applications c’est du multi-fenêtrage), et on lance la gravure, avec une fenêtre avec pleins d’informations disponibles, histoire que l’on ne s’ennuie pas trop pendant. Les options permettent une configuration poussée, notamment au niveau des programmes à utiliser. Un système de plugins et de thèmes est aussi présent s’il manquerait par hasard une fonctionnalité…
Trucs biens :
- La barre de progression qui vient en avant plan
- Accueil personnalisable
- Peut faire pleins (tout ?) de choses. Très complet quoi.
- Permet de faire aussi de l’extraction (l’inverse de la gravure ^^)
- Bon lecteur pour la prévisualistion audio (permet de faire des pauses et de sélectionner la partie du morceau qui nous intéresse)
- Affichage des messages de debuggage (pas super utile, mais sympa à lire, sisi je vous assure)
Trucs nuls :
- Légèrement usine à gaz et pas des plus léger
- KDEien

La fenêtre de gravure et son indicateur
Au final, c’est un peu le programme à tout faire et qui permet d’aller au fond des choses. Une sorte… d’OpenOffice ? [Pas.Taper-Merci-Juste.Une.Métaphoe]
Pour résumer et dans mon ordre de préférence (donc totalement objectif, comme le reste du billet) :
- K3B c’est bien et complet, mais ceux qui n’aiment pas le style KDE et la simplicité d’utilisation, boarf.
- Nero, c’est les mêmes fonctionnalités que K3B, avec le style Gnome, à part quelques légères subtilités. Par contre, ce n’est pas libre, récent et ça coûte des sous.
- Brasero c’est basique, mais avec un accompagnement de l’utilisateur assez réussi.
- GnomeBaker c’est moins fourni question fonctionnalités et options pour bidouiller, en gros, c’est la base, mais ça marche.
Après, c’est à l’utilisateur de se faire son propre avis…
Je n’ai pas fait de tests de rapidité de gravure, parce que franchement ce n’est pas super important, et surtout je n’ai pas une pille de CD-R à griller (vous remarquerez que j’ai fait les captures avec des créations d’ISO)
Pour la conclusion, je n’ai pas grand-chose à dire, je me contenterai d’un hamster tout content de sa DS, bien qu’il ne puisse pas graver avec ^__________^.
Cherchez pas le rapport, y’en a pas, j’avais juste envie, il est tellement mignon. L’image est la propriété de la personne sur laquelle vous tomberez en cliquant dessus.
Tags:amd64, arch, linux, Logiciels, Ubuntu, windowsArticles relatifs
21 commentairesÉmulation de Windows 1 et Windows 2: Qemu peut tout faire !
Avertissement
Ceci est un billet à destination pédagogique et informative, la virtualisation de systèmes d’exploitation peut être interdite ou nécessiter la détention d’une licence officielle. Windows, même la version 1.03 (cliquez pour les infos sur la Wikipedia) et 2.03 restent la propriété légale de Microsoft, mais je me suis dit que l’on peut considérer ces deux versions de l’OS comme des abandonwares. Lisez la définition sur la wikipedia, mais bon ;). Même remarque pour la version 5.0 du DOS fournit avec. En cas de remarque des éditeurs respectifs, du PUF, ou de mon hébergeur , je supprimerais évidemment immédiatement ce billet.
Pourquoi ce billet ?
Il peut paraître légèrement déplacé de poster un billet de ce type sur un blog dédié à ubuntu et aux logiciel libres, mais le but principal est de vous montrer la puissance de QEMU par rapport à d’autres solutions, dans certaines situations. (Évidemment vous pourriez aussi en profitez pour découvrir l’ancêtre d’un os, soyez ouverts !)
Une capture du résultat final pour ceux qui ne voudraient pas essayer :
Nous avons bien Windows 1.03 et 2.03 sur un bureau Xgl, (donc linuxien) !
Qemu c’est quoi ?
Qemu est un émulateur de pc. Définition sur la wikipedia : QEMU est un « émulateur de système » : c’est un logiciel qui permet de faire tourner un ou plusieurs systèmes d’exploitation (ou seulement des processus) sur un système d’exploitation déjà installé sur la machine. Concrètement, QEMU va vous permettre de simuler un pc, avec des disques, virtuels ou pas, il s’occupe de simuler aussi une souris, retransmet les message de votre clavier vers l’os, simule un processeur, de la mémoire, etc… Il existe évidemment d’autres solutions de ce type: par exemple VMware player, un logiciel non libre, mais gratuit, qui est plus avancé que QEMU (plus professionnel aussi). Néanmoins, quelque chose que cet émulateur peut faire de plus par rapport au autres, c’est simuler de (très) vieux PC. Personnellement, j’aime bien les vieux jeux : les premiers lemmings, etc. J’utilisais pour cela un DOS 4.0/Win3.1, sur une veille machine (c’est un IMB de 1991, avec un 386, Co-processeur, 16mo de ram, 2mo ram sur le GPU, et 50mo d’espace disque :)), et je me suis demandé un jour si j’arrivais à mettre Windows 1 et 2 dessus juste-pour-voir. Après avoir attendu 3 mois pour trouver des disquettes Windows de l’époque en fouillant les forums, je me suis bien vite rendu que l’os ne comprenait pas comment fonctionnait mon matériel : déjà trop récent !
C’est alors que j’ai eu l’idée d’essayer avec un émulateur : VMware ? Marchait pas. Bosh ? Marchait pas, et trop compliqué. Qemu ? Marchait pas au premier abord. Mais en regardant les options, j’ai découvert que qemu pouvait simuler deux type de pc.qemu -M ? : Supported machines are: pc Standard PC (default), isapc ISA-only PC
. Après avoir lancé une machine avec l’option isapc, réinstallé un dos sur mon disque dans la ram, copié les fichiers de windows (je n’ai pas réussi une installation propre), ça à marché. J’étais abasourdi. Dire que seul un logiciel libre m’a permis ça !
Comment utiliser Qemu ?
Installation de QEMU
C’est très simple: taper sudo apt-get install qemu dans une ligne de commande. Vous devriez avoir la dernière version (testé avec la 0.8.2)
Syntaxe d’appel dans une ligne de commande
La syntaxe est relativement simple : il suffit d’abord de créer les disques, en indiquant la taille : qemu-img create mondisque 10M va vous créer le disque mondisque, avec une taille de 10M. Puis, vous pouvez invoquer QEMU avec les paramètres désirés pour les disques : qemu -fda ladisqette -hda ledisquea -cdrom lecd. Vous pouvez bien sur indiquer des disques sur le système : /dev/fda0, ou /dev/cdrom. Mais n’essayez pas avec vos disques /dev/hd* et /dev/sd*, sauf si vous savez ce que vous faites. Le paramètre -boot indique le disque sur le quel booter. -boot a c’est sur la disquette, -boot c c’est sur le disque dur, -boot d c’est sur le cdrom.
Qemu inclut aussi une console : appuyez sur <crtl>+<alt>+1 ou +2, pour switcher. La console inclut des commandes pratiques, pour changer un disque par exemple, ou redémarrer et arrêter le système. Taper help dans cette console pour plus d’informations.
KQEMU
Kqemu est un module du noyau, qui permet de travailler plus vite. Personnellement, je ne l’utilise pas, je ne peut pas vous en parler, mais sachez que ça existe.
Comment essayer Windows1.03 et 2.03 ?
Remarque
Je vous ai créé des disques tout prêts, il n’y aura rien à installer (à part qemu) !
Installation de QEMU
C’est très simple: taper sudo apt-get install qemu dans une ligne de commande. Vous devriez avoir la dernière version (testé avec la 0.8.2)
Téléchargement des images disques
Vous trouverez à la fin de ce billet une annexe, téléchargez la, ou cliquez ici. Sauvez la dans un dossier quelconque, et décompressez les fichiers contenu dans l’archive dans ce dossier (avec Nautilus par exemple). Vous y trouverez trois fichiers : Disque1.03Final et Disque2.03Final, qui sont les images disques, et fd.img qui est une image vide de 1ko pour simuler le lecteur de disquette.
Exécution !
Ouvrez une ligne de commande, et entrez dans le dossier ou se trouvent les images. Tapez les commandes suivantes :
qemu -fda fd.img -hda Disque1.03Final -boot c -M isapc pour Windows 1.03
qemu -fda fd.img -hda Disque2.03Final -boot c -M isapc pour Windows 2.03
Marrant non ? (h)
Remarques :
- Utilisateurs d’Xgl, il se peut que votre QEMU soit transparent, et que ça ne ressorte vraiment pas bien. Tapez la ligne
export XLIB_SKIP_ARGB_VISUALS=1avant d’exécuter QEMU et tout ira bien ! - Tout se fait au clavier, la touche <ALT> vous sera d’un grand secours pour les menus ;).
- Windows 1.03 ne comprend pas les touches directionnelles, utilisez les lettres de votre clavier pour vous diriger.
- Windows 1.03 à un problème au démarrage: il ne trouve pas un fichier. En appuyant sur les touches <TAB> et <ESPACE>, on passe le message sans problèmes.
- L’installation d’MS-DOS s’est faite avec un clavier Américain, les touches ne sont peut être pas au bon endroit !
- Il n’y a aucun support de la souris.
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