Spicebird, encore un oiseau de plus pour gérer ses mails, rendez-vous et autres.
Attention ! Il s’agit d’un programme en version beta, il y a donc toujours des risques tels que les plantages inopinés, la perte de données, l’explosion de votre pc, la rupture des stocks de chocolat dans les magasins de votre ville, la chute d’une météorite sur la terre ou encore la disparition de l’univers (mais les statistiques montrent que les derniers points sont rares) lors de l’utilisation du programme.
Donc, voilà encore un programme en rapport avec les oiseaux. Comme vous l’aurez deviné après Songbird qui gère la musique en se basant sur la plateforme xul de mozilla, Sunbird qui gère votre calendrier en se basant sur la plateforme xul de mozilla, Thunderbird qui gère vos mails (en se basant sur la plateforme xul de mozilla d’ailleurs), Spicebird (l’oiseau aux épices ?) est aussi un logiciel aussi basé sur les technologies de mozilla (qui aussi permet aussi à firefox de fonctionner au passage). Et donc qui fonctionne aussi bien sous windows que sous linux, qui est plus ou moins standard dans sa structure / façon de coder et tout et tout. Cool.
Spicebird est un peu spice-ial (d’accord c’est nul, mais je le laisse ^^). Il s’agit d’un logiciel qui en regroupe (principalement) deux autres, Thunderbird pour les mails et Sunbird pour le calendrier. Il s’agit d’une sorte de fusion et d’amélioration de l’interface de ces deux logiciels, en rajoutant d’autres fonctionnalités comme la messagerie instantanée avec Jabber. Ne vous étonnez pas de voir les mêmes menus et textes que par exemple Thunderbird, parque c’est Thunderbird qui est utilisé (pratique le libre quand même
)
En gros, Spicebird est :
- Un client pour vos mails
- Un client pour vos flux RSS
- Un client de messagerie instantanée (Jabber)
- Un gestionnaire de contact
- Un gestionnaire de tâches
- Un calendrier
- Et un programme avec une page d’accueil éditable, un peu comme Netvibes (évidemment avec moins de choix)
Et d’autres choses sont prévues à l’avenir, dont notamment :
- Un meilleur client de messagerie instantanée
- Un gestionnaire de blog
- Une intégration à un CMS (Dupral)
- Un gestionnaire de documents
- Des améliorations sur les taches, les contacts, etc.
De plus, étant basé sur la plateforme xul de mozilla (mais je crois que je l’ai déjà dit x]), des plugins ferons surement leur apparition à l’avenir pour améliorer le programme.
Les avantages du programme ? Principalement un regroupement de divers logiciels, pour éviter d’avoir par exemple Thunderbird, Sunbird et pidgin tous ouverts. Et on y gagne un peu de mémoire, j’observe 20Mo de différences avec les mêmes données (mail et agenda) à afficher entre Thunderbird/Sunbird et Spicebird, ça n’inclut pas un programme Jabber…
J’ai quand même rencontré quelques problèmes à l’utilisation, notamment pour utiliser un certificat non valide de mon serveur de mail (mais en important le certificat à la main c’est passé, c’est un avantage d’avoir toujours la même structure de programme…), ou encore quelques bugs d’affichage des mails sur la page d’accueil.
Pour installer le programme c’est très simple. Pour les utilisateurs d’archlinux, le paquet est dans les dépôts AUR. Pour les autres (ubuntu, debian et cie), une archive est disponible sur cette page. Téléchargez l’archive et décompressez celle-ci, par exemple avec le menu contextuel de nautilus, de celui de konqueror, ou avec tar xvf larchive en ligne de commande. Vous trouverez un fichier ’spicebird’ dans le dossier fraichement apparu après votre décompression, qu’il vous suffit d’exécuter, par exemple en double-cliquant dessus, ou en vous servant de votre terminal préféré.
L’utilisation est relativement simple et intuitive, je ne vais pas m’attarder dessus, sachant qu’elle correspond exactement aux programmes originaux. Voici quand même quelques captures pour vous présenter le programme :
Spicebird est à mon avis un programme assez sympathique et très prometteur, je le vois assez bien sur des petits systèmes mobiles type EEE pour faire du tout en un… (bien que sur celui-ci on reste assez coincé avec Spicebird, peut être une super-simplification de l’interface est à penser…)
[Le site officiel | La page de téléchargement | Sunbird | Songbird | Thunderbird]
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Pas de commentairesApachetop, ou comment observer la vie trépidante de son serveur apache en direct.
Une nouvelle année est arrivée. Vous êtes devant votre pc et vous ne savez toujours pas quoi faire, mais vous avez un serveur apache. Ou alors vous êtes tout simplement curieux de voir les gens accéder à votre serveur (apache), mais sous une autre forme que l’habituel commande tail -f (Pour ceux qui ne la connaissent pas, cette commande permet d’afficher un fichier dans un terminal et d’afficher les nouvelles lignes de ce fichier au fur et à mesure que de nouvelles s’ajoutent dans le fichier, ce qui permet par exemple de lire un fichier journal en direct). Alors peut être qu’Apache top vous intéressera :).
Apachetop c’est quoi ? Si vous connaissez top (Top est une commande qui affiche les différents processus en cours d’exécution sur une machine et d’autres informations telles que la charge système, le nombre d’utilisateurs, la mémoire utilisée, etc.) vous vous doutez bien qu’apachetop va faire quelque chose de semblable avec apache : apachetop va afficher en direct les accès à votre serveur apache, en se basant sur les fichiers journaux générés par celui-ci. De cette manière, vous pouvez surveiller l’activité de votre serveur !
L’installation est très simple : un paquet deb est disponible pour les utilisateurs de Debian, un paquet deb est disponible pour les utilisateurs d’ubuntu sur les serveurs respectifs de ces deux distributions (il suffit donc de faire un apt-get install apachetop). Pour les autres distributions vous trouverez probablement aussi un paquet, mais si vous trouvez rien (étonnamment il n’en existe pas dans les dépôts d’archlinux…), vous pouvez vous rendre sur le site officiel et télécharger cette archive. Il s’agit d’une source, je ne vais pas vous expliquer ici comment la compiler, mais si vous ne savez pas comment faire, une recherche google devrais rapidement vous aider ;).
Quand le programme est fonctionnel, l’utilisation est très simple. À la base, il vous suffit simplement de taper apachetop dans un terminal (il s’agit d’un programme qui s’utilise en ligne de commande). Si vos fichiers journaux d’apache ne sont pas sauvegardés dans le fichier par défaut, vous pouvez spécifier un ou plusieurs (avec plusieurs -f différents) fichiers en rajoutant -f /chemin/vers/le/fichier/access.log comme argument au programme. D’autres options sur la ligne de commande sont disponibles tels que -d unnombre pour spécifier le nombre de secondes avant un rafraichissement de l’affichage, il vous suffit d’ajouter l’argument –help pour avoir la liste complète de ceux-ci.
Une fois le programme lancé, vous pouvez apercevoir la liste des requêtes sur votre serveur, après peut être un petit délai s’il n’est pas utilisé en permanence (votre navigateur peut l’aider un peu ;)).
Vous pouvez vous servir de quelques touches, notamment :
- h, qui permet d’afficher l’aide d’apachetop
- d, qui permet de changer l’affichage entre l’url demandée, le referer de la page ou l’host.
- p, qui permet de faire une pause de l’affichage
- s, qui permet de trier l’affichage selon votre choix
Cette liste n’est pas exhaustive, utilisez h pour avoir la liste complète !
Voila, pour conclure apachetop sert donc ‘juste’ à vous montrer ce que fait apache, peut être que cela sera utile à quelques personnes (personnellement j’aime bien augmenter ma productivité en restant à regarder les lignes qui s’affichent ^^ ).
Liens : [Site officiel]
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2 commentairesNéro, Ubuntu et les autres… Ou quelques logiciels de graveurs pour graver.
Y’a Nero sous linux !
Bein oui, j’ai découvert la présence d’une version de Néro (qui n’est pas l’elru, pour remplir le quota de jeu de mots pourris) pour linux, la dernière étant en version 3, alors je ne résiste pas à un petit billet, qui en fait va aussi parler des logiciels de gravure principaux avec ubuntu (selon la liste que j’ai trouvé sur le Wiki et mes choix).
Malheureusement, ne dansez pas dans toute la pièce en hurlant ‘On a le code source de Néro, et bientôt tous les jeux seront en natif sous linux‘, parque tout d’abord il n’est pas libre, ensuite ne dites pas ‘Mais l’a quand même porté sous linux, youpie, encore une victoire pour le manchot !’, parque pour couronner le tout il est payant. oO, en effet, je dirais même Oo.
Mais bon, ça ne veut pas dire que c’est nul quand même, alors j’ai essayé.
Première surprise : On trouve sur leur site moyennant quelques sous(pour avoir une petite chaine de caractères) (pas de version de démonstration pour le moment) (mise à jour : il semblerait qu’une version de démonstration existe maintenant, mais je ne peux pas essayer vu que j’ai déjà une version qui marche) un paquet deb (donc ça marche avec ubuntu), mais en 32 bits ET 64 bits. C’est rare, il faut quand même le noter, car il existe encore pleins de paquets propriétés (pas de code source) qui ne sont pas fournis pour amd64. Skype par exemple. Néro pense à tout le monde, c’est bien ça !
Donc téléchargement du paquet correspondant à mon système et exécution avec gdebi, qui l’installe après un petit clique sur le bouton… installer. Pas beaucoup dépendances (les 4 étaient déjà installées chez moi), et ça fonctionne. Comme par magie, une entrée Nero Linux est apparue dans le menu sous Son et Vidéo, et il suffit de cliquer dessus pour lancer Nero c’est aussi subtile que le bouton installer.
(Ner) ho que c’est joli !
Bein oui, c’est du GTK2 (et pas un obscure machin en GTK1 (skype est une source inépuisable d’exemple
)), avec pleins de petites icônes partout. Ça ressemble beaucoup à la version Windows, on sélectionne d’abord un projet et on règle toutes les subtiles options qui nous sont offrent. Cd, audio ou pas, multi sessions ou pas, iso ou pas, boot ou pas, etc. et la même chose pour les DVD, en gros tout ce qui est possible comme type de gravure, et le paramétrage aussi, avec d’excellentes infobulles pour expliquer qu’est-ce qu’une option implique.
Après, on entre dans la zone où on sélectionne les fichiers à graver, avec un navigateur d’un côté, les fichiers à graver de l’autre. Rien de bien méchant.
Faites attention avec le drag&drop : j’ai réussi à déplacer 3 dossiers sans faire exprès et j’ai dû fouiller tout mon home pour les retrouver. Ne lâcher pas les dossiers sur l’explorateur de fichiers…
Pour terminer, on grave et hop, ça grave.
Truc biens :
- Pouvoir créer directement des ISO et NRG (NRG surtout, tous les autres programmes savent faire des ISOs)
- Les infos bulles explicatives
- L’interface proche de Windows pour ceux qui y seraient habitués
- L’interface dans beaucoup de langues différentes
- Les paquets au format DEB pour ubuntu, même pour l’amd64
Truc nuls :
- L’écoute des morceaux avant une gravure est possible, mais le bouton stop est un peu caché (en bas à droite si vous voulez tout savoir, sauf que le Play est à gauche alors voilà…)
- Sélectionner plusieurs fichiers et la drag&dropper ça ne marche pas.. Et c’est horrible de devoir faire ça 1 part 1, heureusement que l’on peut rajouter des dossiers.
- C’est pas libre et c’est payant. (Je dis ça sans aller jusqu’au cépalibreçaapu, mais quand même.). 19.99 dollars si ça vous intéresse.
- Le support, inexistant du côté officiel et surement pas très actif dans les communautés. En gros, ça passe ou ça casse.
Au final, j’ai le sentiment d’un programme ‘fini’, sauf pour le drag&drop avec plusieurs fichiers.
Gnomebaker
Étonnamment on n’a pas attendu Nero pour graver sous linux, il y a aussi des solutions maison. À part cdrecord qui permet de graver directement en ligne de commande (mais si vous y tenez c’est par ici), il existe des interfaces graphiques pour faire ça. Je ne parlerait pas des trucs basiques quels que celui intégré directement dans nautilus, qui euh sont vraiment… basiques. Remarquez que ça peut quand même servir… Si vous désirez installer les programmes, faire une recherche sur leur nom avec synaptic, vous trouverez obligatoirement, tous les programmes sont sur les dépôts.
On commence par Gnomebaker si vous avez lu le titre. Trois gros boutons, un explorateurs de fichiers, du drag&drop, un bouton graver. Très peu d’options, peut faire des CD, CD Audio et des DVD, ainsi qu’effacer des disques RW. La base quoi, mais fonctionnel.

Accueil de GnomeBaker. Trois boutons, on ne pourrait pas faire plus simple
Truc biens :
- Franchement pas de petits plus particuliers, il remplit son rôle et c’est tout. Léger bien évidemment.
Truc nuls :
- Se bloque un moment quand on ajoute beaucoup de fichiers.
- Seulement les fonctions de base et pas plus, donc assez limité.
Au final, le sentiment d’un programme minimaliste, mais fonctionnel.
Brasero
Nous passons au suivant, Brasero, Gnomien lui aussi. Il m’a semblé bizarre à première vue, mais en fait c’est bien expliqué et pour peu que l’on sache où est l’option (par exemple pour changer la taille du disque qui se trouve être la petite icône à côté de l’espace disque utilisé), on arrive quand même à quelque chose d’assez puissant.

L’accueil, simple, mais précit et compréhensif
Truc biens :
- Excellent système de pré-visualisation (audio, image)
- On sait ce que l’on fait
Truc nuls :
- Reste encore basique
- Pas beaucoup de fonctionnalités en plus…
- Interface un peu ‘petite’ et déroutante à première vue ainsi que quelques fonctionnalités ‘cachées’.
Au final, le sentiment d’un programme vraiment conçu pour guider l’utilisateur qui débute…
K3B
Après il reste un grand classique, mais pas apprécié de tout le monde (bein tiens). Premièrement c’est un programme prévu pour KDE, alors si vous êtes sous Ubuntu (sans le K) il faut installer bon nombre de paquets (une centaine de Mo si je me souviens bien), de plus le style de l’application n’est pas celui de Gnome. C’est aussi un peu lourd comme programme, mais on ne va pas chipoter vu ce que l’on peut faire hein !

La page de démarrage. Je ne vous ai pas fait de capture du beau splash, mais il est joli
Après avoir choisit parmi la multitude d’options qui permettent de faire donc… un peu près tout (y compris extraire des données), bein on choisit les fichiers avec un système d’onglets bien pratique (pour les autres applications c’est du multi-fenêtrage), et on lance la gravure, avec une fenêtre avec pleins d’informations disponibles, histoire que l’on ne s’ennuie pas trop pendant. Les options permettent une configuration poussée, notamment au niveau des programmes à utiliser. Un système de plugins et de thèmes est aussi présent s’il manquerait par hasard une fonctionnalité…
Trucs biens :
- La barre de progression qui vient en avant plan
- Accueil personnalisable
- Peut faire pleins (tout ?) de choses. Très complet quoi.
- Permet de faire aussi de l’extraction (l’inverse de la gravure ^^)
- Bon lecteur pour la prévisualistion audio (permet de faire des pauses et de sélectionner la partie du morceau qui nous intéresse)
- Affichage des messages de debuggage (pas super utile, mais sympa à lire, sisi je vous assure)
Trucs nuls :
- Légèrement usine à gaz et pas des plus léger
- KDEien

La fenêtre de gravure et son indicateur
Au final, c’est un peu le programme à tout faire et qui permet d’aller au fond des choses. Une sorte… d’OpenOffice ? [Pas.Taper-Merci-Juste.Une.Métaphoe]
Pour résumer et dans mon ordre de préférence (donc totalement objectif, comme le reste du billet) :
- K3B c’est bien et complet, mais ceux qui n’aiment pas le style KDE et la simplicité d’utilisation, boarf.
- Nero, c’est les mêmes fonctionnalités que K3B, avec le style Gnome, à part quelques légères subtilités. Par contre, ce n’est pas libre, récent et ça coûte des sous.
- Brasero c’est basique, mais avec un accompagnement de l’utilisateur assez réussi.
- GnomeBaker c’est moins fourni question fonctionnalités et options pour bidouiller, en gros, c’est la base, mais ça marche.
Après, c’est à l’utilisateur de se faire son propre avis…
Je n’ai pas fait de tests de rapidité de gravure, parce que franchement ce n’est pas super important, et surtout je n’ai pas une pille de CD-R à griller (vous remarquerez que j’ai fait les captures avec des créations d’ISO)
Pour la conclusion, je n’ai pas grand-chose à dire, je me contenterai d’un hamster tout content de sa DS, bien qu’il ne puisse pas graver avec ^__________^.
Cherchez pas le rapport, y’en a pas, j’avais juste envie, il est tellement mignon. L’image est la propriété de la personne sur laquelle vous tomberez en cliquant dessus.
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21 commentairesInstaller le dernier skype avec un noyau 64 bits (amd64) !
(Oups, je viens de me rentre compte que j’ai oublié de mettre ça sur les planets… désolé pour ceux qui auraient déjà lu ce billet…)
(Bon, je change sans cesse la date de ce billet car il y a des problèmes d’apparition sur les planets, désolé pour ceux que j’embête…)
Passer de ça[1] :

À ça :

Ça change hein ?
Attention, il s’agit encore d’une version beta, mais après quelques jours d’utilisations je n’ai pas encore subit de gros problèmes… Soyez quand même prévenus ! (Évidemment, c’est pas du Compiz Fusion, les risques sont moindres :D)
Voilà comment installer cette nouvelle version de skype pour linux. Toutes les commandes sont à taper dans un terminal (Applications/Accessoires/Terminal) !
Évidemment, si vous êtes en 32 bits, c’est tout simple :
On installe les librairies :
sudo apt-get install libsigc++-2.0-0c2a libdbus-1-3 libqt4-core libqt4-gui
On télécharge skype :
cd /tmp
wget http://www.skype.com/go/getskype-linux-ubuntu
On installe le paquet :
sudo dpkg -i skype-1.4.0.74.deb
On résoud un petit problème de librairie :
sudo ln -s /usr/lib/libdbus-1.so.3 /usr/lib/libdbus-1.so.2
Et après ça marche, normalement. Tapez skype dans votre terminal pour l’exécuter.[2]
Après pour nous, pauvres amd64, il y a quelques étapes supplémentaires, skype, étant un programme 32 bits (le code source n’est pas disponible, personne ne peut le recompiler à la manière, sauf les gens qui gèrent skype) ayant besoin de quelques libraires 32 bits. (Remarquons que ce n’est pas la seule solution pour installer skype en 64 bits !)
On installe les libraires pour le son :
sudo apt-get install ia32-libs* lib32asound2
On télécharge quelques librairies 32 :
wget http://mirrors.kernel.org/ubuntu/pool/main/q/qt4-x11/libqt4-core_4.2.3-0ubuntu3_i386.deb
wget http://mirrors.kernel.org/ubuntu/pool/main/q/qt4-x11/libqt4-gui_4.2.3-0ubuntu3_i386.deb
wget http://mirrors.kernel.org/ubuntu/pool/main/libs/libsigc++-2.0/libsigc++-2.0-0c2a_2.0.17-2build1_i386.deb
wget http://mirrors.kernel.org/ubuntu/pool/main/d/dbus/libdbus-1-3_1.0.2-1ubuntu3_i386.deb
On extrait les libraires 32 bits :
sudo dpkg -x libqt4-core_4.2.3-0ubuntu3_i386.deb libqt
sudo dpkg -x libqt4-gui_4.2.3-0ubuntu3_i386.deb libqt
sudo dpkg -x libsigc++-2.0-0c2a_2.0.17-2build1_i386.deb libqt
sudo dpkg -x libdbus-1-3_1.0.2-1ubuntu3_i386.deb libqt
On ‘installe’[3] les libraires 32 bits :
sudo cp libqt/usr/lib/* /usr/lib32/
sudo ln -s /usr/lib32/libdbus-1.so.3 /usr/lib32/libdbus-1.so.2
sudo ldconfig /usr/lib32
On télécharge skype :
wget http://www.skype.com/go/getskype-linux-ubuntu
On installe skype (Attention, cette ligne peut changer, changer selon la version de skype, vérifiez les numéros, au besoin, tapez le début de la ligne jusqu’à skype-, et appuyiez sur tabulation):
sudo dpkg -i --force-architecture skype-1.4.0.74.deb
Et après ça marche, normalement. Tapez skype dans votre terminal pour le lancer.[4]
Si lors que l’installation de skype des lignes du type :
skype dépend de libqt4-core (>= 4.2.1) ; cependant :
Le paquet libqt4-core n'est pas installé.
skype dépend de libqt4-gui (>= 4.2.1) ; cependant :
Le paquet libqt4-gui n'est pas installé.
Sont retournées dans votre terminal, c’est que quelques libraires ne sont pas installés, pour résoudre le problème, lancez un sudo apt-get install cequimanque, ce qui donne dans notre cas un sudo apt-get install libqt4-core libqt4-gui, puis relancez l’installation de skype.
Source du tutoriel sur les forums anglophones d’ubuntu | Skype pour linux | ChangeLog de la dernière version
Notes
[1] Et chez moi ça ne gérait même pas les accents
[2] Après taper, voila un nouveau mot violent. La ligne de commande, bientôt interdite aux plus jeunes ?
[3] En fait on fait plus une copie des fichiers au bons endroits
[4] Ça c’est moins violent, il faut encore savoir comment on le lance aussi…
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8 commentairesInstaller compiz fusion avec ubuntu !
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Ce billet n’est probalement plus à jour, compiz fusion ayant évolué, cf. les derniers commentaires. Renseignez vous sur le topic dédié pour l’installation.
!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Avant de commencer…
Attention ! Les manipulations suivantes sont un peu comme la traversée d’une autoroute en temps que simple petit papillon, seul un bon entrainement vous permettra d’éviter les gros camions ‘compilation’, ‘plantée du serveur graphique’, et plus si affinité avec les problèmes en volant assez haut, je ne pourrait que vous fournir un plan de l’autoroute. Si vous n’avez rien à en faire de ma superbe métaphore[1], sachez pour faire simple qu’installer Compiz Fusion, qui est encore au stade expérimental est dangereux, peut vos causer des problèmes, peut vous empêcher d’accéder à une interface graphique, et de plus je n’aimerais pas voir les commentaires se transformer en support technique (surtout que je ne vais sûrment pas pouvoir vous aider), il y a des forums pour ça (voir liens). Merci.
Mais qu’est-ce, Compiz Fusion ?
Vous avez peut-être vu dans les actualités récentes, un titre vachement subtile reprit par tout le monde ressemblant à “Beryl + Compiz = Compiz Fusion”. C’est assez clair non ? En gros, c’est le nouveau truc qui fait un beau bureau en 3D, encore plus beau, afin d’être sûr que même avec vi (un éditeur de texte dans le terminal), votre 8600GT est correctement utilisée. C’est une fusion (d’où le subtile titre), entre compiz et beryl, qui s’étaient séparés. Vous avez sûrment vu quelques vidéos qui montre que c’est vâââââââchement beau, mais pourquoi ne pas essayer en vrai ? [2]
Installation
Si vous êtes vraiment sur de vouloir tenter l’aventure parsemées d’étapes mortelles qui tuent de votre petit papillon ([3] Pour ceux qui n’aurait toujours pas compris que c’est dangereux, voir plus haut), par que c’est trooooooooooooo boooooooooooooooo, bein voilâ comment on fait. Petite remarque au passage, il existe des scripts qui font tout tout seul, mais dans les 2 cas (mes deux tests), ça n’a pas marché, je crois que tout faire ligne par ligne, c’est mieux. Dernier remarque : les instructions sont pour GNOME, si vous êtes avec KDE, vous devez enlever les –disable-kde, mais c’est pas sûr que ça marche, et ça n’a été testé que sous Feisty !
Sauvegardez vos fichiers
Parce qu’une sauvegarde ne fait ne mal à personne. Les fichiers dont il faudrait garder un exemplaire, au cas ou, sont /etc/X11/xorg.conf, les dossier .beryl .compiz et .emerald dans votre dossier personnel (Attention, ils sont cachés (les coquins !), appuyiez sur CTRL-H avec nautilus pour les afficher) si présents. Pas besoin de sauvegarder tout votre disque, mais si vous l’avez pas fait depuis 6 mois, c’est peut-être le temps.
Installation des paquets nécessaires
Par qu’il va falloir installer beaucoup de paquets pour la compilation, le plus simple c’est que vous ouvriez un terminal, et tapiez
sudo apt-get install git-core automake build-essential intltool libtool python-pyrex python2.5-dev
Puis ceci (oui, c’est gros, mais le jeu en vaut la chandelle):
sudo apt-get build-dep compiz
Et si vous avez déjà emerald, il vous faut le désinstaller :
sudo apt-get remove emerald
Téléchargement des sources
Nous allons maintenant récupérer les sources de compiz fusion et de tout ce qui va avec. Celle-ci changent sans cesse, vous pourrez voir plus bas comment les mettre à jour.
Premièrement, nous allons faire un répertoire où nous allons stocker toutes les sources et travailler :
mkdir ~/compiz
cd ~/compiz
Puis, nous allons télécharger les sources (il faut taper ces commandes une par une, c’est pourquoi je vous embête avec des textes entre) :
Compiz: la base, obligatoire
git clone git://git.freedesktop.org/git/xorg/app/compiz
La librairie bcop, obligatoire
git clone git://anongit.opencompositing.org/fusion/libraries/bcop
Ccsm, le gestionnaire de préférence, obligatoire
git clone git://anongit.opencompositing.org/fusion/compizconfig/ccsm
La libraire du gestionnaire de préférence, obligatoire
git clone git://anongit.opencompositing.org/fusion/compizconfig/libcompizconfig
Le gestionnaire de préférence, obligatoire
git clone git://anongit.opencompositing.org/fusion/compizconfig/compizconfig-python
Les plugins de base, obligatoire
git clone git://anongit.opencompositing.org/fusion/plugins-main
Emerald, obligatoire (A moins que vous ne vouliez pas de bordures à vos fenêtres, vous faites ce que vous voulez, vous êtes dans un univers libre ;))
git clone git://anongit.opencompositing.org/fusion/decorators/emerald
Les thèmes d’emerald, obligatoire
git clone git://anongit.opencompositing.org/fusion/decorators/emerald-themes
Des plugins supplémentaires, pas obligatoire, mais y’a des trucs sympa)
git clone git://anongit.opencompositing.org/fusion/plugins-extra
Pour avoir une icône dans la barre des tâches (pas obligatoire)
git clone git://anongit.opencompositing.org/users/keeguon/compiz-icon
Compilations et installations
Version d’automake :
Il est important d’utiliser la dernière version d’automake, personnellement j’en avais plusieurs et ça ne fonctionnait pas avec une ancienne version.
Avec sudo update-alternatives --config automake, sélectionnez la dernière version, en entrant le chiffre de la dit version[4] (1.10 normalement).
On commence tout d’abord par compiler la base, c’est-à-dire compiz et l’installer.
cd ~/compiz/compiz
./autogen.sh --prefix=/usr/local --enable-librsvg --disable-kde && make && sudo make install
[5]
Si tout c’est bien passé, (vous n’avez pas vu d’erreur, bien que ce soit en anglais ça se repère facilement, c’est pleins de ERROR et de WARNIG très méchants), vous pouvez continuer, dans le cas contraire, allez sur le forum, je ne peux malheureusement rien pour vous, tellement il peut y avoir de problèmes différents. Ce sera comme ça à chaque compilation, vous serez peut-être livré à vous-même, avec un code source inutile, un compiz à moité installé, c’est triste. Au passage, les problèmes ne sont dans certains cas que temporaires, attendez quelques heures qu’une éventuelle mise à jour du code source apporte des modifications, cf. le paragraphe ‘Mise à jour’.
Enfin bon, revenons à nos moutons, il vous faut maintenant taper les lignes suivantes, dans l’ordre :
Définition d’une petite variable :
export PKG_CONFIG_PATH=/usr/local/lib/pkgconfig
Compilation de bcop:
cd ~/compiz/bcop
./autogen.sh --prefix=/usr/local --disable-kde && make && sudo make install
Compilation de libcompizconfig
cd ~/compiz/libcompizconfig
./autogen.sh --prefix=/usr/local --disable-kde && make && sudo make install
[6]
Compilation de compizconfig-python
cd ~/compiz/compizconfig-python
./autogen.sh --prefix=/usr/local --disable-kde && make && sudo make install
Compilation de ccsm
cd ~/compiz/ccsm
./autogen.sh --prefix=/usr/local --disable-kde && make && sudo make install
Compilation de plugins-main
cd ~/compiz/plugins-main
./autogen.sh --prefix=/usr/local --disable-kde && make && sudo make install
De même, assez long, on se fait un morpion ? Je commence !
+++++++ +X+ + + +++++++ + + + + +++++++ + + + + +++++++
Compilation d’emerald
cd ~/compiz/emerald
./autogen.sh --prefix=/usr/local --disable-kde && make && sudo make install
Ok, à moi !
+++++++ +X+ +O+ +++++++ + +X+ + +++++++ + + + + +++++++
Compilation d’emerald-themes
cd ~/compiz/emerald-themes
./autogen.sh --prefix=/usr/local --disable-kde && make && sudo make install
Compilation de plugins-extra (si présent)
cd ~/compiz/plugins-extra
./autogen.sh --prefix=/usr/local --disable-kde && make && sudo make install
+++++++ +X+ +O+ +++++++ + +X+ + +++++++ +O+ +X+ +++++++
Ha bein j’ai gagné ! [7] ^__________^.
[8]
Finit !
Pour les propriétaires d’une carte graphique Nividia, il serait bien de lancer cette commande pour être sûr que ça marche :
sudo nvidia-xconfig --add-argb-glx-visuals -d 24
Et si vous avez téléchargé les sources pour l’icône, installez la aussi :
cd ~/compiz/compiz-icon
sudo ./setup.py install
Utilisation
Bon. Tout est maintenant compilé et installé, il ne reste plus que 50% de change que ça ne marche pas, vous venez d’en éliminer 49%.
Maintenant, sauvez tous vos fichiers ouverts, fermez un maximum de programmes, copiez la commande qui vous correspond dans le terminal, grande respiration, et hop, enter. Si plus rien ne répond (attendez quelques secondes quand même), vous avez perdu. Sinon, si les fenêtres semble molles c’est super ça marche. Les bordures peuvent disparaitre, c’est normal.
Le plus simple, c’est d’utiliser l’icône de la barre des tâches, mais chez moi ça ne marche pas. Enfin bon, vous pouvez toujours essayer… :
compiz-icon &
Sinon, avec une Ati:
LIBGL_ALWAYS_INDIRECT=1 compiz --replace --indirect-rendering --sm-disable ccp &
Avec le driver FGLRX :
LD_PRELOAD=/usr/lib/fglrx/libGL.so.1.2.xlibmesa compiz --replace --sm-disable ccp &
Avec une NVIdia.
compiz --replace ccp &
Essayez plusieurs fois les commandes, ça ne marche pas tout de suite (une fois ça a arrêté beryl, la deuxième fois enlevé toutes les bordures, et la troisième fois j’ai enfin eu des fenêtres molles pour ma part).
Si c’est pleins de ”compiz (decoration) - Warn: Property ignored because version is 20061011 and decoration plugin version is 20070319 ”, c’est emerald qui n’est pas encore à jour, redémarrez votre pc.
Si vos fenêtres semblent molles, mais qu’il n’y a pas de bordures, tapez emerald & dans un terminal.
Si tout est ok, ça marche, vous pouvez être content ! Mais la solution pour le lancer n’est pas très pratique, et je trouve que les performances ne sont pas optimales.
Pour le garder à long terme
Il existe un script de lancement qui va s’occuper du démarrage du tout (compiz et emerald), ici. Dans votre terminal, tapez : gedit lancercompiz, copiez dans gedit tout le texte du script dedans, fermez, sauvez, tapez chmod +x lancercompiz, et enfin ./lancercompiz.
Si vous désirez lancer automatiquement compiz au démarrage, allez dans le menu Système/Préférences/Session, Nouveau, et entrez la commande /home/lemplacementduscript/lancercompiz , de cette manière tout se lancera… au démarrage. [9]
Maintenant, pour faire mumuse avec les options et les nouveaux plugins, ouvrez un terminal, et tapez ccsm, vous avez accès à pleins d’options rigolotes.
Mise à jour
Vu que l’installation n’a pas été faite en temps que paquet, pour mettre à jour votre compiz, il faut passer par une autre voie.
D’abord, regardez sur cette page s’il n’y a pas quelque chose de neuf. Si vous devez mettre à jour quelque chose, il vous faut enter dans le dossier correspondant, lancer un git-pull, et recompiler le tout. Par exemple, pour mettre à jour plugins-extra, il faut faire
cd ~/compiz/plugins-extra git-pull ./autogen.sh --prefix=/usr/local --disable-kde && make && sudo make install
Attention, il faudra probablement un redémarrage de compiz pour que les mises à jour soient prisent en compte (un redémarrage du serveur graphique devrait suffire).
Désinstaller
Si rien ne marche pas, il faut quand même faire un peu le ménage !
Pour toutes les dossiers ou la compilation et l’installation avait réussit, entrez dedans, et tapez sudo make uninstall. Quand vous avez fait ça pour toutes les parties, vous pouvez supprimer le dossier compiz dans votre home, réinstaller emerald avec le gestionnaire de paquet si vous l’avez désinstallé, et désinstaller les paquets installés avant si vous les aviez notés (dans le cas contraire, vous aurez quelques paquets inutiles sur votre pc, mais ce n’est pas trop grave, sauf s’il vous reste 2Mo d’espace disque).
Divers
J’ai voulu faire une vidéo, je n’ai pas pu (effet étrange de clignotement avec le cube), mais voilà quelques captures :
Le plugin ‘présentation’ :
Mon nouveau cube, reflets intégrés :
Le plugin pour faire du feu : [10]
Je trouve que compiz s’améliore de jour en jour, et commence à devenir un peu moins ‘gadget’… Les animations ou la pluie sont désactivés par défaut par exemple, mais le système de présentation est pratique pour ranger ses fenêtres…
Le forum Source du tutoriel Le topic sur ubuntu-fr
Notes
[1] que j’aime bien moi personnellement d’abord
[2] En plus, il serait peut-être rigolo de connaitre les joies de la compilation à 3 heures du mat. alors que ça ne marche pas parque la libraire XYZ doit être compliquée, mais dépend de ABC, qui doit obligatoirement être en version 4.1.6.34.7.34.234b avec le patch #1526. Enfin bon, faudrait vraiment le vouloir ce compiz fusion pour en arriver là. Ne paniquez pas trop, j’ai pas eu trop de problèmes avec mes tests sur deux machines (toujours essayer d’abord sur une autre machine que la sienne), et il n’y a (même) pas de compilation de noyau, alors ça devrait quand même aller, mais voilâ quoi. Les résultats sont incertains.
[3] Si vous n’aimez pas ma métaphore, je ne vous aime pas et na.
[4] La dernière pour ceux qui ne suivent pas
[5] Oui, c’est long, vous pouvez aller faire quelque chose d’autre, personnellement je m’occupais de l’orthographe de ce billet… Bein tiens, lisez les autres ^^.
[6] Ça aussi c’est un peu long, tiens au fait, vous connaissez FireGPG ?
[7] Comment ça j’ai triché ?
[8] Effectivement, vous venez de découvrir que pendant une compilation on s’ennuie beaucoup, les super lignes marrantes dans le terminal ça va un moment…
[9] Étonnamment, c’était quand même le but…
[10] L’avantage avec le plugin qui fait du feu, c’est qu’on pourrait être averti des prochaines canicules en synchronisant la température extérieur et la quantité de feu présente sur l’écran, ça manque aussi au plugin pluie et neige, ça permettrait de connaitre le temps qui fait sans regarder par la fenêtre, et d’éviter d’aller dehors quand il ne faut pas (car l’eau ça mouille, vaut mieux rester chez soi !), et de ne pas y aller quand c’est possible (profiter du fait que l’écran est visible pour vite recompiler compiz au passage. De cette manière, le geek standard économisera un maximum de calories pour un minimum d’effort de base, compiz est donc quelque chose de très productif ! Qui est prêt à se lancer dans le développement ?)
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19 commentairesCryptsetup, le couteau suisse du chiffrement de partitions !
Vous avez envie de chiffrer des fichiers super secrets, comme par exemple votre liste de mot de passe qui est dans un simple fichier texte, ou les fichiers sur votre clé USB pour éviter que l’on vous l’empreinte et récupère votre plan pour dominer le monde ? Cryptsetup est votre ami, il peut faire pleins de choses, grâce au chiffrement.
Installation des programmes nécessaires :
C’est là que le gestionnaire de paquets est quand même bien pratique : Vu que le programme se trouve sur les dépôts d’ubuntu, il suffit d’installer le paquet cryptsetup, par exemple en tapant[1] sudo apt-get install cryptsetup dans une console. Si un problème survient lors de l’utilisation, c’est qu’il faut charger quelques modules dans le noyau, essayez les commandes sudo modprobe dm-mod, sudo modprobe dm-crypt et sudo modprobe aes, mais je n’ai pas eu ce problème.
Se faire une zone protégée sur son disque dur, avec un simple fichier.
C’est le plus simple, ça ne vous coûtera qu’un fichier de la taille de l’espace nécessaire, pas besoin de toucher à des partitions, perdre des données etc…
Création du volume chiffré :
Tout d’abord, ouvrez un terminal (toutes les opérations se feront dans un terminal), et tapez[2] la commande suivante :
dd if=/dev/zero bs=1M count=50 of=moncoffrefort
Cela va générer un fichier de 50Mo, nommé moncoffrefort, dans le dossier où vous vous trouvez (généralement votre dossier home). Vous avez besoin de plus ou de moins de place ? Changez simplement le chiffre 50 ! Vous désirez un autre nom pour votre fichier ? Remplacez moncoffrefort par ce que vous voulez !
Après, il va falloir expliquer au système que ce fichier sera en fait comme un périphérique ‘disque dur’, et qu’il peut travailler avec comme tel. C’est la commande :
sudo losetup /dev/loop0 moncoffrefort
Bien évidemment, si vous avez indiqué un autre nom de fichier, il vous faudra le changer dans cette commande aussi ! Si par hasard un message d’erreur ressemblant à ioctl: LOOP_SET_FD: Périphérique ou ressource occupé, c’est que /dev/loop0 est déjà utilisé, changez le 0 en un nombre de 1 à 7, et ça devrait jouer. Remarquez que si vous changez ce numéro, vous pouvez utiliser plusieurs partitions chiffrées en même temps, il faudra seulement faire attention de taper correctement les prochaines commandes en changeant aussi leur numéros.
Puis, on va initialiser la partition chiffrée, pour cela faire, taper[3] la commande :
sudo cryptsetup luksFormat -c aes -h sha256 /dev/loop0
Le programme va vous demander d’abord si vous êtes vraiment sur de vouloir faire cet acte un peu barbare, car allant tuer toute trace de vie sur le volume en question. Vu que nous somme sur un simple petit fichier qui est un volume virtuel, on peut sans crainte lui dire YES, en majuscules. SI par hasard, l’avertissement indiquera que This will overwrite data on /dev/hda irrevocably., ou quelque chose qui ne ressemble pas à /dev/loop[UnNombre], éviter de lui répondre YES, mais appuyez bêtement sur enter pour éviter une petite crise de nerfs suite au doux ronron que fera votre disque entrain de supprimer toute ses(vos) données…
Le programme va ensuite vous demander un mot de passe (Enter LUKS passphrase:). Ne le fâchez pas et donnez-lui en un. Bien évidemment, n’oubliez pas les règles de sécurité d’un mot de passe : D’abord, on s’en souvient, ensuite on met des caractères bizarres et on utilise plus de 6 caractères au total, enfin on évite le nom de son chat. (Sauf si votre chat s’appelle fg/DF6*45!3p4, mais généralement c’est rare).
Dès que Command successful. s’est affiché, bonne nouvelle, votre volume est presque prêt. Il faut maintenant le formater (Mwahaha).
D’abord, on va ouvrir le volume chiffré, avec la commande :
sudo cryptsetup luksOpen /dev/loop0 moncoffrefort
moncoffrefort est cette fois une ‘étiquette’, c’est-à-dire que vous pouvez mettre n’importe quoi à sa place, mais l’étiquette doit être unique parmi tout les systèmes de fichiers que vous utilisez.
Entrez votre mot de passe, et normalement les lignes key slot 0 unlocked. Command successful. devraient s’afficher. Pour information, Key slot 0, c’est le numéro de votre mot de passe, car vous pouvez en mettre plusieurs. Regardez la doc (man cryptsetup) si vous voulez en savoir plus.
Après, il vous faut formater le volume, et la commande :
sudo mkfs.ext3 /dev/mapper/moncoffrefort
va s’en occuper.
Voila ! Votre volume sécurisé est prêt !
Utilisation au fil du temps : Ouverture :
Si vous venez de formater le volume, les 2 commande suivantes sont inutiles, mais dès que vous refermerez votre volume, il faudra les taper[4].
Donc, ouvrez votre fichier-volume:
sudo losetup /dev/loop0 moncoffrefort (Voir plus haut pour les remarques).
Et ouvrez le volume chiffré :
sudo cryptsetup luksOpen /dev/loop0 moncoffrefort (Voir aussi plus haut pour les remarques).
C’est presque fini ! Il faut encore monter le volume pour s’en servir, pour ce faire, créez un dossier dans votre dossier personnel :
mkdir moncoffrefortouvers
Puis montez le volume :
sudo mount -t ext3 /dev/mapper/moncoffrefort /home/vous/moncoffrefortouvers
Voila ! Tous les fichiers que vous sauvegarderez dans le dossier moncoffrefortouvers seront automatiquement chiffrés ! Le contenu du dossier n’est pas présent physiquement sur le disque, mais passe par tout un système compliqué (voir schéma plus bas) et atterris dans le fichier moncoffrefort !
Utilisation au fil du temps : Fermeture :
Vous voulez fermer votre dossier et protéger vos données ? C’est très facile :
Premièrement, fermez le système de fichier normal :
sudo umount /home/vous/moncoffrefortouvers
Vous remarquerez que tout le contenu de moncoffrefortouvers a disparu !
Ensuite, fermez la partition chiffrée :
sudo cryptsetup luksClose moncoffrefort
À partir de là, votre volume est sécurisé, il faudra retaper[5] le mot de passe pour y accéder.
Et pour terminer, démontez votre volume-fichier :
sudo losetup -d /dev/loop0
Voila !
C’est pleins de commandes, de fichiers et systèmes de fichiers partout, comment ça marche au juste ?
En gros ? Vous avez un fichier sur votre disque, qui se comporte comme un disque, qui contient un système de fichiers chiffré, qui contient un système de fichier, qui contient vos fichiers. C’est pas clair ? J’ai fait un beau dessin :
Vous avez compris ?
Avec une partition entière
Un petit dossier ne vous suffit pas, vous voulez chiffrer une partition entière comme votre clé Usb ? ATTENTION, L’OPÉRATION EST DANGEREUSE, ELLE VOUS FERA PERDE TOUTE VOS ÉVENTUELLES DONNÉES PRÉSENTES SUR LA PARTITION VISÉE
Mise en place du volume
Considérons qu’il s’agit de votre clé USB, que VOUS AVEZ SAUVEGARDÉ LES DONNÉS PRÉSENTES SUR CELLE-CI, que vous connaissez sa partition (disons /dev/sda1 MAIS C’EST PAS SUR), et que vous avec bien lut tous mes trucs en gras, et que vous êtes conscient, voila les commandes qu’il faut taper[6] :
D’abord, démontez votre partition : sudo umount /dev/lapartition.
Ensuite, créez le volume chiffré : sudo cryptsetup luksFormat -c aes -h sha256 /dev/lapartioton. ATTENTION ! APRÈS CETTE COMMANDE, LA PARTITION NE SERA PAS RÉCUPÉRABLE .
Voila ! En deux commandes, vous avez peut-être bousillé quelque chose qu’il ne fallait pas.
Utilisation au fil du temps : Ouverture :
Ouvrez le volume chiffré :
sudo cryptsetup luksOpen /dev/lapartioton mapartitionchiffree (Voir plus haut pour les remarques).
Créez le dossier de destination :
mkdir /media/ledossierdedestination%%
Puis montez le volume :
sudo mount -t ext3 /dev/mapper/mapartitionchiffree /media/ledossierdedestination
Remarquez qu’il est possible que Gnome vous propose tout seul au branchement du périphérique (il le fait de temps en temps avec moi) de s’occuper du tout moyennant mot de passe.
Utilisation au fil du temps : Fermeture :
C’est comme avant, on ferme le système de fichier
sudo umount /media/ledossierdedestination
Et la partition chiffrée :
sudo cryptsetup luksClose mapartitionchiffree
À partir de là, votre volume est sécurisé, il faudra retaper[7] le mot de passe pour y accéder.
Et question performances ?
Bein oui, chiffrer des données en permanence, ça coûte du CPU, vous vous en doutez, et ça ralentit les transferts. Personnellement, j’ai chiffré tout mon disque dur externe de sauvegarde, et à chaque sauvegarde, on sentait bien que le PC ralentissait… J’ai résolu le problème en donnant une priorité minimale à kcryptd/0, qui s’occupe du chiffrement, avec la commande sudo renice 19 `ps -ae | grep kcrypt | awk ' { print $1 } '` que l’on tape[8] dans un terminal. Par contre, je n’ai pas noté de ralentissement temporels, ni une grosse perte de l’espace disque. Évidemment, si vous chiffrez la partition home, votre PC ira beaucoup moins vite (et je ne sais pas si c’est une bonne idée en plus). Alors bon, perte de performances, mais négligeables selon l’utilisation.
Remarques et liens :
- Un petit script peut vous aider à éviter de mémoriser toutes les commandes…
- Un petit défaut, c’est qu’il faut avoir accès aux droits d’administration pour utiliser le système de chiffrement, mais ça devrait pouvoir se résoudre en autorisant certaines commandes (un script fait pour ça), si c’est vraiment nécessaire.
- Aux allergiques de la ligne de commande, il existe une interface pour cryptsetup ici, mais je ne l’ai pas essayée…
- Sous dapper, il ne faut pas utiliser /dev/loop0 mais /dev/loop/0 !
Des explications plus détaillées sur le wiki anglophone
Notes
[1] Ouile !
[2] Pauvre commande !
[3] Ce billet incite subtilement à la violence en fait.
[4] N’empêche c’est pratique comme message subliminal…
[5] Paf !
[6] Faudrait créer un organe de protection des commandes martyrisées…
[7] Mais gentiment alors cette fois.
[8] OPCM ?
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13 commentairesKomodo Edit : Adieu eclipse !
Cet article fait suite à l’article ‘web’ de Daniel Chetboul paru sur le planet, et le programme présenté étant génial, j’ai décidé de vous en parler un peu plus.
Introduction
Dans une autre dimension, j’utilisais PsPad comme éditeur de texte pour développer (en PHP). Léger, indentation, auto-complétion (mais basique, par rapport à une liste de fonctions prédéfinie) et gestion de projet. Quand je suis passé sous linux, Quanta+ remplissait aussi la même fonction à quelques détails près, et j’étais content,
Puis, grâce à Lilian, j’ai découvert Eclipse, avec des fonctionnalités géniales, tels que l’auto-complétion[1] sur les fonctions des classes et les simples fonctions (avec prise en compte des commentaires). De plus, il inclut tout un système de plugins pour entendre ses fonctionnalités (PHP, svn). Mais à la longue, on se rend compte qu’Eclipse…. c’est lourd. Très lourd. Trop lourd. Et je ne parle pas de travail avec un lecteur réseau distant (ssh) : 15 minutes pour ouvrir un projet. Malheureusement, les fonctionnalités sont bien, et on ne peut pas trop s’en passer une fois que l’on voit ce que l’on peut faire..
Komodo
Et je découvris donc sur le planet… komodo. La différence saute tout de suite aux yeux: c’est léger, et ça fait la même chose, et même plus.
Le programme est en XUL (voir liens, mais c’est une technologie assez intéressante, notamment utilisée pour firefox et ses plugins, que j’ai rencontrée lors du développement de firegpg), disponible sur toutes les plates-formes (XUL y aide), et disponible en deux versions (une gratuite, une payante, évidemment avec plus de fonctionnalités).
On retrouve dans la version de base (Komodo EDIT)
- Gestion de projets (plusieurs même, c’est un peu le but)
- Support (complet) du PHP, Javascript, HTML, Css, Python, Ruby, Tcl, XML MAIS PAS du Java (ça ne fait pas tout mais bon)
- Support (basique) d’un bon nombre de fichiers (environ 50), par exemple SQL, Pascal, bash, etc.
- Support de libraires (par exemple Rails pour le Ruby)
- Coloration du code, indentation du code
- Recherche dans les fichiers du projet
- Interaction avec d’autres programmes dans le cadre du projet (par exemple une console)
- Gestion de serveurs distants
- Extensible avec des thèmes et plugins (aucun n’existe pour le moment, mais c’est possible)
- Gestionnaire de raccourcis claviers bien développé (peut par exemple se baser sur Vi ou Emacs)
- Et pleins d’autres choses…
Malheureusement disponible qu’en version complète (et à 295$) (Komodo IDE) :
- Travail de groupe (SVN, CVS, …)
- Débugage
- Inspecteur HTML, DOMViewer, explorateur de code (fonctions, classes)
- Créateur d’expressions régulières
(Basé sur leur site web, je n’ai pas testé)
Le programme à néanmoins quelques défauts :
- Propriétaire. (Remarquons que les développeurs semble se servir beaucoup de l’open source, c’est bien)
- En anglais
La différence entre eclipse et komodo question légèreté est flagrante (sans parler de l’utilisation du CPU) : 50Mo contre 200Mo de mémoire résidante et 187Mo conte 760Mo en mémoire virtuelle.
Installation sur ubuntu
L’installation sur ubuntu est théoriquement très simple. Normalement, vous ne devriez pas avoir à installer question librairies et nouveaux programmes, mais si cela ne fonctionnerait pas, installez libstdc++6, libstdc++5, xorg-x11-deprecated-libs.
Pour l’installation, il vous suffit de faire :
cd /tmp
wget http://downloads.activestate.com/Komodo/Linux/4.0/Komodo-Edit-4.0.3-278227-linux-libcpp6-x86.tar.gz
tar xvf Komodo-Edit-4.0.3-278227-linux-libcpp6-x86.tar.gz
cd Komodo-Edit-4.0.3-278227-linux-libcpp6-x86/
sudo ./install.sh
Si tout c’est bien passé, Komodo est apparu dans le menu (Sous développement), ou vous pouvez le lancer en tapant /opt/Komodo-Edit-4.0/bin/komodo dans un terminal.
Si vous êtes avec un noyau 64 bits, ça peut ne pas fonctionner (je n’ai pas rencontré de problèmes personnellement), dans ce cas :
- Installez les librairies 32 bit :
sudo apt-get install ia32-libs lib32asound2 lib32ncurses5 ia32-libs-sdl ia32-libs-gtk gsfonts gsfonts-x11 linux32. Réessayez de lancer komodo. Si ça ne marche pas, continuez. - Créez un fichier /etc/pango32/pangorc, et entrez le texte suivant :
[Pango] ModuleFiles=/etc/pango32/pango.modules [PangoX] AliasFiles=/etc/pango/pangox.aliases
- Avant de lancer komodo dans un terminal, tapez
export GTK_PATH=/usr/lib32/gtk-2.0/etexport PANGO_RC_FILE=/etc/pango32/pangorc, puis lancez komodo, cela devrait fonctionner. Pour éviter de taper trois commandes à chaque fois, vous pouvez créer un petit script shell.
(Source)
Quelques captures

Édition d’un fichier (une CSS).

Une recherche sur tout le projet.

Un navigateur est intégré ! Très pratique afin d’éviter de switcher entre deux fenêtres !

L’index de l’aide de komodo, extrêmement bien faite, avec tutoriels et tout et tout !
Quelques Liens
Le site de komodo (en) | La liste complète des fonctions de komodo (en) | Les différences entre komodo IDE et Edit | Xul sur la wikipedia
Notes
[1] Quelqu’un connait le mot en français ?
Tags:amd64, arch, linux, Logiciels, programmation, UbuntuArticles relatifs
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